Interview de Yohann Febrer

Aujourd’hui, nous vous proposons de faire plus ample connaissance avec Yohann Febrer, nouveau coach de l’équipe fanion de l’UMS.

(Interview réalisé le 07/03/2019)

  • Pouvez-vous présenter ?

Je m’appelle Yohann Febrer, j’ai 45 ans et j’ai 2 filles. Au niveau de mon parcours en tant que joueur, j’ai joué chez les jeunes à Montpellier puis en DH à Palavas qui avait une très belle équipe. J’ai plutôt privilégié les études car j’ai très vite vu que je ne serai pas un joueur professionnel. Parallèlement à mes études, j’ai une maitrise d’économie mais ce domaine ne me plaisait pas. Dès l’âge de 16 ans, j’ai commencé à m’occuper et entrainer de jeunes joueurs. J’ai eu l’opportunité de prendre l’équipe séniors de l’AS Lattes à 27 ans, j’étais également joueur et on était au niveau district. Ce fut une confirmation de ma passion pour le métier d’entraineur, je suis resté 11 ans à ce poste où l’on a connu 3 accessions et j’ai par la suite, en tant que directeur sportif contribué, avec les autres éducateurs du club, à l’essor de l’AS Lattes pour en faire un club important de la région Montpelliéraine. J’y suis resté au total 18 ans. En 2011, j’ai pu intégrer la cellule de recrutement du FC Metz pendant une saison. J’allais voir 3 ou 4 matchs par semaine. Cela m’a permis de voir autre chose et surtout d’approfondir mes connaissances. L’année suivante, par l’intermédiaire de Robert Nouzaret, j’ai eu l’opportunité de prendre en charge l’équipe réserve professionnelle de l’AC Arles Avignon qui jouait en DH. L’objectif était de monter en CFA2 afin de réduire l’écart avec l’équipe fanion qui évoluait en Ligue 2. On est monté dès la première année et je suis resté 3 ans avant que malheureusement le club ne dépose le bilan. Après plusieurs sollicitations, j’ai choisi de coacher l’équipe de Mende alors en DH et qui souhaitait également monter d’une division depuis 15 ans pour renouer avec le niveau CFA2. Cela s’est très bien passé puisque nous sommes montés dès la première année. J’y suis resté 3 saisons jusqu’à l’été dernier.

 

  • Qu’est-ce qui vous a plu et convaincu dans le projet de l’UMS ?

Il y a le challenge de monter en national 3 et on sent qu’il y a un énorme potentiel à Montélimar afin de pérenniser le club au niveau national.

 

  • Quelles missions vous a-t-on confié ?

J’ai une double casquette d’entraineur de l’équipe une et de directeur technique. Il a été convenu que durant ces premiers mois, je sois en phase d’observation. Je serai présent aux bords des terrains afin de m’imprégner de tout ce qui se fait actuellement des plus jeunes aux séniors. J’apporterai dès la saison prochaine peut être des nouveautés et des méthodes de travail afin de retrouver le niveau régional dans toutes les catégories jeunes. Il faut que les jeunes du bassin montilien aiment le club afin que cela soit une évidence de jouer à l’UMS.

 

  • Quelles sont les ambitions de l’équipe fanion pour cette fin de saison ?

Avant de me projeter dans la saison prochaine, il faut déjà vivre pleinement celle-ci, il reste encore 3-4 mois de compétition. Quand je suis arrivé ici, il y avait beaucoup de pessimisme après la défaite contre Feurs. Depuis la victoire à Bourg en Bresse dimanche dernier, je ressens au contraire un optimisme béat et il faut arriver à pondérer et trouver un juste milieu entres les 2. Quoi qu’il en soit, il faut croquer cette fin de saison à pleines dents et si on peut monter dès cette année, on ne s’en privera pas !

 

  • Après 15 jours dans vos nouvelles fonctions, quelles sont vos premières impressions ?

C’est sûr que c’est plus facile d’arriver et de faire passer ses idées en enchainant 2 victoires mais le mérite en revient énormément aux joueurs qui ont dû rapidement s’adapter à un nouveau discours et à un changement d’organisation. Je suis satisfait que la transition se soit bien passée pour le moment.

 

  • Un premier jugement sur votre effectif sénior ?

Je découvrirai mieux les joueurs au fil des semaines. Pour le moment, il faut jongler entres les blessés et le nombre de joueurs mutés autorisés à jouer sans pénaliser l’équipe réserve. Pour mes 2 premiers matchs, il y avait seulement 13 joueurs sur la feuille de match mais il faut s’avoir s’adapter.

 

  • Un dernier mot pour les supporters Montiliens ?

Par rapport à mes valeurs, je m’engage, quelque soit l’adversaire à ce que l’on soit dangereux, c’est un des maitres mots dans le football. Par exemple, avoir le ballon uniquement pour la possession ne m’intéresse pas. Que l’on joue contre un mal classé où une équipe supérieure, c’est à nous de trouver les solutions pour être dangereux et marquer des buts pour faire plaisir aux gens.

J’espère également que les supporters viendront de plus en plus au stade, ils ont un rôle important pour cette fin de saison.